SALON INTERNATIONAL DE LA PLONGÉE - INTERVIEW D'HÉLÈNE DE TAYRAC EN EXCLU

Salon International de la Plongée – Interview d’Hélène De Tayrac en exclu 

Pour la commémoration du 20 eme anniversaire du Salon International de la Plongée Sous-Marine, nous avons interviewé Hélène de TAYRAC – SENIK, créatrice et présidente du Salon. Cet évènement est devenu le rendez-vous annuel incontournable des professionnels et des amateurs de plongée sous-marine. On peut y retrouver des animations, des expositions, des conférences et d’autres découvertes. Chaque début d’année, Paris devient Capitale de la plongée. Le Salon rassemble plus de 400 exposants et plus de 50 000 visiteurs chaque années.

Pouvez-vous nous raconter votre parcours ?

J’ai fait une formation de communication après mon baccalauréat et je suis d’abord rentrée dans le milieu de la santé où j’ai travaillé en tant que responsable de la communication à l’Institut Gustave Roussy à Villejuif (centre de lutte contre le cancer) dans lequel j’ai crée le service communication. C’est la première fois qu’il y avait un service communication dans un hôpital, à l’époque cela n’existait pas encore. J’y faisais beaucoup d’animations pour les enfants, notamment atteints du cancer. Ensuite j’ai quitté cet hôpital et je suis rentrée dans la presse santé où j’ai travaillé au service de communication pour le lancement d’un magazine santé grand public qui s’appelait « Univers Santé ».

Puis j’ai définitivement quitté l’univers de la santé et je me suis occupée d’Albert Uderzo et de la communication d’Astérix, notamment à la sortie du 30 ème album « La Galère d’Obélix ».

 

Comment êtes-vous arrivée à monter le Salon de la Plongée ?

En 1996 j’ai décidé de monter ma propre agence et j’ai crée HP Communication en janvier 1998. A ce moment là, j’ai fait la rencontre de Joël Delclos qui était un plongeur qui gravitait beaucoup dans le milieu de la plongée. C’est comme cela qu’est née l’idée de lancer la Salon de la Plongée, sachant qu’à l’époque il y avait quelques d’exposants qui étaient dans le domaine de la plongée qui allaient au Salon Nautique de Paris, mais qui ne s’y plaisaient pas. En mars 98, nous avons envoyé un fax à une vingtaine d’exposants potentiels. Je mettais toute ma force de communicante, même si je ne faisais pas partie du domaine de la plongée, et nous avons eu 90% de réponses positives. C’est comme cela qu’a eu lieu le projet du lancement du 1er salon à l’Aquaboulevard (parc aquatique de Paris) en mars 1999. En décembre 1998 nous faisions une grande soirée de lancement du salon. Le salon a tout de suite été une réussite. Après 2 années à l’Aquaboulevard avec une croissance exponentielle, le salon a basculé en 2001 Porte de Versailles.

Nous avons voulu garder ce qui a fait le succès du premier salon, c’est à dire un village d’exposants avec des salles de conférences et de ne pas être uniquement  village commercial, mais aussi un lieu de rencontre.

A l’époque nous utilisions la piscine de l’Aquaboulevard pour faire des baptêmes et c’est comme cela qu’en 2001 HP communication a acheté une piscine que nous avons installée et qui est d’ailleurs toujours présente (même si entre temps la piscine a été changée).

Le salon a toujours été en croissance. Au début il s’agissait d’un salon français,

qui, au fil du temps a pris une dimension internationale. Cela fait plus de 10 que nous avons l’appellation internationale. Pour avoir cette appellation il faut qu’au moins 15% des exposants soient en provenance de l’étranger. Aujourd’hui nous sommes à plus de 34% exposants étrangers. Comme le salon grandissait grâce aux exposants venant de l’étranger ou de Province, il a fallu jouer du calendrier entre les autres salons internationaux et les vacances scolaires. Il y a une dizaine d’années, plus précisément à partir de 2003 nous avons modifié les dates du salon qui avait lieu initialement au mois de mars pour le basculer au mois de janvier, ce qui nous permet d’être le premier salon de l’année. Les fabricants et les collections dans le milieu de la plongée sont présentés au DEMA show, un salon dédié aux professionnelles courant novembre, c’est donc à Paris lors du Salon de la Plongée que les premières collections et nouveautés sont présentées au grand public.

Quelles sont vos missions au sein du salon ?
Je constitue le planning de l’année: j’ai à la fois le poste de commerciale, le poste de directeur technique de l’événement et pour HP Communication (société propriétaire du salon) j’ai aussi la partie gérante et comptable. Le Salon se monte sur 1 an. Cela représente un an de travail en amont où il n’y a jamais de temps mort. Nous prévoyons d’abord les dates du salon suivant, puis la réservation du hall auprès du Parc des Expositions et nous commençons à travailler sur la thématique. Autour de février et mars nous travaillons sur la comptabilité d’un exercice et la prévision comptable pour le salon d’après. En mars nous lançons officiellement la thématique, avec la charte graphique dont l’affiche du salon et toute la partie de la communication. En avril nous ouvrons les inscriptions.
D’avril à septembre cela représente beaucoup de travail sur la mise en place de la thématique, les exposants qui s’inscrivent, la préparation du plan, les contacts avec les conférenciers. Cela consiste au travail du montage complet du salon qui se termine en septembre. Ce travail de montage doit être bien calibré.
A partir d’octobre jusqu’en décembre, c’est la partie de préparation dans son ensemble du directeur technique. Il faut gérer la commande des exposants (l’électricité, le plan et l’implantation des stands etc..) et les commandes auprès des fournisseurs (mobilier, cloisons, rails de spots, la moquette, les badges, le nettoyage du salon, la sonorisation pour les salles de concert etc…). Il faut que le salon soit booké dans son ensemble un mois avant l’ouverture, c’est l’énorme travail qui doit être fait sur de l’événementiel. Nous avons 400 exposants, c’est une très grosse gestion technique. Il faut que tout fonctionne le premier jour du salon. Je travaille très seule dans la structure avec énormément de fournisseurs avec qui je collabore depuis 10 ans. Pour la plupart ils sont devenus des partenaires et je m’entoure de personnes qui connaissent très bien le salon. Il y a plus de 2000 personnes qui travaillent dans le hall lors du montage. Cela représente le nettoyage, monter les exposants, les agents de sécurité, les hôtesses… je nomme des chefs d’équipe pour tous les fournisseurs et c’est ainsi que nous fonctionnons. J’ai une grande fidélité de travail, qui joue en notre faveur du point de vue de notre réussite technique.

Comment voyez-vous évoluer le domaine de la plongée ?

Il a considérablement évolué et je pense que le salon y est pour quelque chose mais pas seulement. Il a évolué dans son internalisation et aujourd’hui la plongée se pratique dans le monde entier. Il a également évolué au niveau du matériel, en effet, cela n’a rien à voir aujourd’hui à ce qu’il y avait il y a 20 ans au niveau de la matière, des formes ou même des tarifs. Il y a eu une grande évolution aussi sur la féminisation de la plongée, il y a de plus en plus de femmes qui s’intéressent à ce domaine. Les enfants aussi sont de plus en plus amenés à pratiquer la plongée. L’évolution très forte sur la partie loisir, qui peut être pratiqué par tout le monde.

Quelles sont vos missions au sein du salon ?

Je constitue le planning de l’année: j’ai à la fois le poste de commerciale, le poste de directeur technique de l’événement et pour HP Communication (société propriétaire du salon) j’ai aussi la partie gérante et comptable. Le Salon se monte sur 1 an. Cela représente un an de travail en amont où il n’y a jamais de temps mort. Nous prévoyons d’abord les dates du salon suivant, puis la réservation du hall auprès du Parc des Expositions et nous commençons à travailler sur la thématique. Autour de février et mars nous travaillons sur la comptabilité d’un exercice et la prévision comptable pour le salon d’après. En mars nous lançons officiellement la thématique, avec la charte graphique dont l’affiche du salon et toute la partie de la communication. En avril nous ouvrons les inscriptions.

D’avril à septembre cela représente beaucoup de travail sur la mise en place de la thématique, les exposants qui s’inscrivent, la préparation du plan, les contacts avec les conférenciers. Cela consiste au travail du montage complet du salon qui se termine en septembre. Ce travail de montage doit être bien calibré.

A partir d’octobre jusqu’en décembre, c’est la partie de préparation dans son ensemble du directeur technique. Il faut gérer la commande des exposants (l’électricité, le plan et l’implantation des stands etc..) et les commandes auprès des fournisseurs (mobilier, cloisons, rails de spots, la moquette, les badges, le nettoyage du salon, la sonorisation pour les salles de concert etc…). Il faut que  le salon soit booké dans son ensemble un mois avant l’ouverture, c’est l’énorme travail qui doit être fait sur de l’événementiel. Nous avons 400 exposants, c’est une très grosse gestion technique. Il faut que tout fonctionne le premier jour du salon. Je travaille très seule dans la structure avec énormément de fournisseurs avec qui je collabore depuis 10 ans. Pour la plupart ils sont devenus des partenaires et je m’entoure de personnes qui connaissent très bien le salon. Il y a plus de 2000 personnes qui travaillent  dans le hall lors du montage. Cela représente le nettoyage, monter les exposants, les agents de sécurité, les hôtesses… je nomme des chefs d’équipe pour tous les fournisseurs et c’est ainsi que nous fonctionnons. J’ai une grande fidélité de travail, qui joue en notre faveur du point de vue de notre réussite technique.

 

 

 

A la base quel était le but de ce salon et quelle forme a-t-il pris au fil du temps ?

L’idée est née du mécontentement du monde de la plongée qui s’interrogeait sur leur présence lors du salon nautique. Ils souhaitaient avoir un salon dédié à l’univers de la plongée sous-marine, qui est un domaine à part entière avec ses propres codes, et ne peut pas être mêlé au surf ou au bateau nautique. L’idée était donc de répondre à une demande d’activité à un salon dédié à cette activité. Elle n’a pas tant évoluée que ça au fil du temps. Je suis restée fidèle à l’idée de départ, J’ai eu beaucoup de proposition de synergie avec d’autres événements, mais j’ai toujours refusé. Le but n’est pas de multiplier par deux le nombre de visiteurs. La plus grande réussite pour moi, serait d’avoir principalement des visiteurs captifs qui vont consommer de la plongée. Le but n’est pas de faire un chiffre d’entrées mais réellement faire bénéficier le milieu de la plongée.

Quelles sont vos missions au sein du salon ?
Je constitue le planning de l’année: j’ai à la fois le poste de commerciale, le poste de directeur technique de l’événement et pour HP Communication (société propriétaire du salon) j’ai aussi la partie gérante et comptable. Le Salon se monte sur 1 an. Cela représente un an de travail en amont où il n’y a jamais de temps mort. Nous prévoyons d’abord les dates du salon suivant, puis la réservation du hall auprès du Parc des Expositions et nous commençons à travailler sur la thématique. Autour de février et mars nous travaillons sur la comptabilité d’un exercice et la prévision comptable pour le salon d’après. En mars nous lançons officiellement la thématique, avec la charte graphique dont l’affiche du salon et toute la partie de la communication. En avril nous ouvrons les inscriptions.
D’avril à septembre cela représente beaucoup de travail sur la mise en place de la thématique, les exposants qui s’inscrivent, la préparation du plan, les contacts avec les conférenciers. Cela consiste au travail du montage complet du salon qui se termine en septembre. Ce travail de montage doit être bien calibré.
A partir d’octobre jusqu’en décembre, c’est la partie de préparation dans son ensemble du directeur technique. Il faut gérer la commande des exposants (l’électricité, le plan et l’implantation des stands etc..) et les commandes auprès des fournisseurs (mobilier, cloisons, rails de spots, la moquette, les badges, le nettoyage du salon, la sonorisation pour les salles de concert etc…). Il faut que le salon soit booké dans son ensemble un mois avant l’ouverture, c’est l’énorme travail qui doit être fait sur de l’événementiel. Nous avons 400 exposants, c’est une très grosse gestion technique. Il faut que tout fonctionne le premier jour du salon. Je travaille très seule dans la structure avec énormément de fournisseurs avec qui je collabore depuis 10 ans. Pour la plupart ils sont devenus des partenaires et je m’entoure de personnes qui connaissent très bien le salon. Il y a plus de 2000 personnes qui travaillent dans le hall lors du montage. Cela représente le nettoyage, monter les exposants, les agents de sécurité, les hôtesses… je nomme des chefs d’équipe pour tous les fournisseurs et c’est ainsi que nous fonctionnons. J’ai une grande fidélité de travail, qui joue en notre faveur du point de vue de notre réussite technique.

 

Que pensez-vous de la démocratisation de la plongée ?

Personnellement je pense que c’est une très bonne chose. Pour le milieu professionnel de la plongée il fallait que l’on arrive à cette démocratisation, pour qu’il y ait davantage de consommateurs de plongée. Il y a aussi un état d’esprit de protection des océans, car je suis persuadée que plus les gens mettront la tête sous l’eau, plus on aura notion de ce qu’il se passe sous l’eau et plus on protègera notre planète. La vision de l’océan n’est pas la même quand a la tête sous l’eau que lorsque l’on navigue sur un bateau. Il s’agit là de sensibiliser un bon nombre de personnes. Je constate que les enfants d’aujourd‘hui sont beaucoup plus préparés à cette protection (avec des notions sur la protection de l’environnement et sur la protection des espèces), que l’était notre génération.

Je trouve extrêmement dommage que la plongée sous-marine ne soit pas plus reconnue. En 20 ans de salon, peu de ministres se sont déplacés pour venir y assister. Ce n’est pas encore la priorité des politiques. Il faudrait qu’il y ait une reconnaissance qu’il y ait par exemple des faits d’annonces, des choses au niveau de la protection des océans et également au niveau des métiers autour de la plongée sous-marine.

Quel est votre meilleur souvenir en lien avec la plongée ou le salon ?

Mon meilleur souvenir le plus marquant est celui d’avoir pu monter avec les exposants du Salon de la Plongée, une opération que nous avons faite sous la Tour Eiffel en 2007. L’Elu à la Mairie de Paris et à l’époque directeur de la Tour Eiffel a proposé qu’on utilise la piscine du salon pour la mettre sous la Tour Eiffel pendant dix jours pour y faire des baptêmes aux gens qui visitaient le monument. Nous avons fait en 10 jours plus de 6000 baptêmes, en proposant une opération extérieure hors du Salon en collaboration avec les exposants du Salon, ce qui représente pour moi une belle réussite.

Propos Recueillis par Aurélie Kula

Du 12 au 15 janvier 2018 au Pavillon 5 du Parc des Expositions – Paris (75)

www.salondelaplongee.com