Focus sur les CCR

De nos jours, il existe plusieurs types de machines. En quoi consiste un recycleur ? Ce système permet de recycler l’air, en absorbant les molécules de carbone. Il existe de nombreux modèles, on peut même trouver des modèles en sidemount, mais aussi des recycleurs avec des poumons dorsaux ou frontaux.

Sur le recycleur il y a 2 petites bouteilles :

Le diluant de l’air (jusqu’à 45 m) permet de garder un volume minimal dans le recycleur pour pouvoir respirer confortablement.

Une bouteille d’oxygène pure : cette bouteille est la source d’O2 du recycleur.

C’est pour cela que nous avons décidé de faire pour vous une sélection, afin de voir les avantages et les inconvénients des différents types de recycleurs. Il existe 2 grandes catégories de recycleurs :

Le recycleur hybride / électronique :

C’est le recycleur moderne avec un ordinateur qui sert principalement de contrôleur. Il permet de piloter la machine et permet de définir une PpO2. Un solenoid s’ouvre et injecte dans le recycleur un peu d’oxygène jusqu‘au niveau désirée.

Lorsque l’on s’intéresse aux recycleurs, c’est le type de machine qui semble le plus propice. Le confort de l’électronique est plaisant, et le concept au premier abord paraît le plus convenable. On peut pourtant se dire qu’électronique et eau ne font pas bon ménage, mais de nos jours, les machines sont très bien conçues on peut prendre en exemple le revo, une machine avec deux canisters. Si l’on applique tous les processus, en cas de problème, nous sommes en mesure de répondre à tout type d’urgence et en mesure de sécurité. L’électronique a aussi l’énorme avantage d’éviter la problématique de l’erreur humaine.

Cela reste des machines qui restent encore très chères et donc peu abordables. En cas de panne, il faut renvoyer la machine chez le fabricant avec les coûts transports à ses frais, sans compter le temps perdu d’être démuni de son matériel et ne pas pouvoir plonger pendant ce lapse de temps. Il existe tout de même certaines machines comme chez Submatix et le Megalodon de chez ISC ou quasiment tous les éléments peuvent être remplacés par l’utilisateur. Le système utilisé dans ce cas, est le principe du plug and play, qui permet aux ordinateurs d’être démontés. Le Solenoid peut être remplacé, comme lorsque l’on change des piles et tout cela avec une grande facilité.

Bien sûr, on peut utiliser également ces recycleurs en mode manuel durant la plongée, mais en règle générale quand une panne se déclare avant une plongée, les machines se bloquent afin d’éviter tout accident.

Le recycleur manuel :

C’est l’origine du CCR, avec un système mécanique. Le fonctionnement est exactement le même à la différence près, qu’il n’y a pas de piles et très peu d’électronique (il reste les cellules et l’afficheur de PpO2.). En général l’utilisateur doit lui-même injecter l’oxygène et le diluant. Il existe aussi d’autres systèmes mécaniques comme sur les recycleurs Submatix ou KISS une petite fuite d’oxygène continue y est réglée. Ce réglage se fait selon le métabolisme de l’oxygène de chacun. Le grand avantage est qu’une fois le débit sélectionné la PpO2 se stabilise grâce à la profondeur.

Il est tout de même important de surveiller sa PpO2 et de l’ajuster en injectant de l’oxygène si nécessaire.

Après avoir longuement plongé avec des recycleurs électroniques et manuels, cela reste la meilleure option. En plus d’être la solution la plus économique, ces machines sont faciles à entretenir.

Les trim de CCR :

Backmount :

C’est le trim le plus répandu, utilisé par la plupart des fabricants. Le canister et l’électronique se situent dans le dos, 2 bouteilles sont attachées de chaque côté du canister. On peut retrouver différentes sortes de poumons selon les fabricants. Certains poumons sont dans le dos entre la wing et le plongeur, permettant une certaine liberté de mouvement. Autrefois, ce type de poumon avait l’inconvénient de moins faciliter la respiration surtout lorsque l’on se retournait sur le dos.

La plupart des fabricants proposent des poumons frontaux avec deux poumons : un poumon inspiratoire et un expiratoire. Ces poumons ont l’avantage d’être confortables en terme respiratoire, mais a pour inconvénient de prendre de la place devant, ce qui peut être gênant en terme de mobilité sous l’eau et plus spécifiquement pour la photo ou vidéo sous-marine. Une avancée technologique récente a permis de créer des poumons hybrides qu’on appelle OTS. (On Top of Shoulder – « sur les épaules ».) Ces poumons allient confort et liberté de mouvements.

Frontaux :

Les premiers recycleurs comme l’Oxygers étaient conçus ainsi. Ce genre de modèle est resté le type de système le plus utilisé par les nageurs de combat, mécanique et a l’O2 pur (les nageurs de combat ne descendant pas à de très grandes profondeurs). Deux marques fabriquent des frontaux qui peuvent être utilisés pour la plongée de loisir. Le Triton, est une machine conçue en France entièrement manuel. Submatix propose un ventral avec aussi la possibilité de contrôler le recycleur par biais électronique.

Le Sidemount :

Se sont les toutes nouvelles générations de recycleurs. Fabriqués à la base pour les plongeurs en caverne. Le Sidemount est devenu une référence pour de nombreux plongeurs en circuit ouvert ; ce trim est très confortable et a l’avantage de pouvoir adapter l’équipement à sa morphologie, mais également selon sa manière de plonger. Le sidekick de KISS, l’ABS de Submatix ou bien le SF2. Il faut noter aussi que ces recycleurs sont souvent pris aussi comme des recycleurs de secours, tout particulièrement pratique pour la plongée en caverne!

Le “CE” :

Cette norme est un gage de qualité, mais aussi le signe qu’une machine a été développée selon une charte de standard établie par la Communauté Européenne. Cela concerne le type des matériaux choisis, le diamètre des tuyaux, le type des détendeurs utilisés, bref, tout a une norme imposée. Pour plonger en France et en Europe en toute légalité sur un recycleur, il est impératif que le modèle concerné soit à la norme Européenne.

Quel recycleur choisir ?

Avant de ce décider, il est important de bien réfléchir à quelle utilisation, on souhaite avoir : voyage, loisir, photo, plongée tek profonde caverne.

Les recycleurs teks pour les plongées en profondeur comme le JJ–CCR sont d’excellentes machines (toutefois son poids reste un problème majeur). En contrepartie des machines légères comme l’ABS ou bien le Pathfinder sont limités à 60 m par leurs constructeurs.

Le recycleur est un outil formidable qui nous offre de nouvelles perspectives de plongée où l’on peut redécouvrir la plongée d’une manière totalement différente. En revanche, ces machines représentent un investissement considérable, il est donc conseillé d’en essayer plusieurs avant de s’arrêter sur une marque ou un modèle précis. Il est important de bien comprendre leurs interfaces, car au final les recycleurs on le même mode de fonctionnement. Chaque fabricant à sa façon de faire et il vaut mieux utiliser une machine qui paraît intuitive à l’utilisateur.

Il existe aussi certaines machines qui promettent des prouesses techniques grâce à la technologie ou à l’électronique. Nous vous déconseillons fortement ces machines. Certaines d’entre-elles fonctionnent parfaitement, mais on se retrouve avec une vraie usine à gaz, trop complexe, sur-pensée, souvent bien lourde (32-45kg). C’était déjà le cas du Sentinel ou bien du Liberty, des machines extras, mais avec un tas de gadgets. D’autres machines ont été conçues avec trop d’électronique qui tombent en panne tout le temps.

Les dernières générations de recycleur en Sidemount sont relativement légères, entre 10 et 12 kg prêt à plonger (sans les bouteilles). Certaines sont effectivement limitées par la profondeur, mais ce n’est pas le cas de toutes. Il est donc vraiment important de bien se renseigner sur les capacités et les caractéristiques d’une machine.

Il ne faut pas hésiter à aller rencontrer des plongeurs recycleurs dans les clubs ou bien sur des forums, d’aller discuter avec plusieurs formateurs et de se faire sa propre opinion !

Après avoir plongé en CCR pendant presque dix ans, nous pouvons vous affirmer une chose: si vous choisissez une machine préférez la simplicité et les modèles plutôt minimalistes.

Il n’existe aucune machine parfaite, ce qui fera vraiment la différence au final, n’est pas tant la machine. La qualité de la formation et du formateur que l’on choisi a tout autant de valeur.

Apprendre à bien préparer sa plongée et être capable de résoudre un problème par soit même, peut faire toute la différence en cas de pépin.

Une formation de qualité et donc tout aussi importante que le choix de votre recycleur.

En terme de matériel et du recycleur, il faut toujours prendre son temps. Donc profitez sans vous presser.

Ici, nous référençons quelques formateurs :

Jean-Francois Andres: www.Hippoconulting.fr

Christian Heylen: www.purediving.com

Texte: Bam Bam

Credit photo: Jean Louis Rose