Changement de statut pour la RSE

Dans une carrière de Bégard, dans les Côtes d’Armor, une plongée a viré au drame. Jeudi 14 septembre, un homme de 42 ans passe un examen afin de décrocher son brevet fédéral de niveau 4. Mais pendant l’exercice, il fait un arrêt cardio respiratoire. Les secours le transfèrent alors à l’hôpital de Brest où l’homme est toujours entre la vie et la mort.

La remontée sans embout, dit RSE, est une pratique jugée relativement dangereuse dans le monde de la plongée et a été plusieurs fois critiqué. L’individu doit en effet remonter en expirant son air selon des étapes et profondeurs bien précises. La victime de 42 ans est licenciée.

Cet incident ravive aujourd’hui la polémique sur la faisabilité, non-sans risque, de cet examen. Pour rappel, son exercice, dans des circonstances graves, peut causer des embolies.

De son côté, la Federation Française de Plongée a rappelé que ses  »deux ambitions conjointes » étaient  »la sécurité maximum ainsi que des formations solides conduisant les plongeurs, notamment ceux qui encadrent les autres, à faire face à toute situation dans leur espace d’évolution. »

Elle dit vouloir mener une enquête sur  »les conditions du profil et des antécédents de l’accidenté [et les] conditions exactes du déroulé de l’exercice, notamment sur le respect de la fin de la remontée à au plus – 10m de façon à affaiblir les variations de pression absolue. »

En attendant les conclusions de l’enquête, la Federation Française suspend l’épreuve de « RSE jusqu’à moins 10 m », telle que demandée à l’examen du N4 et du MF2, dans l’attente de disposer des éléments factuels ou d’analyse.

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Crédit photo: Yvan Chocoloff

Articles de Quentin Muller