ARTIK

 

Certaines vérités sont écrites dans le marbre, mais certains explorateurs écrivent des histoires dans la glace. Alban Michon repart pour l’expédition Artik, son départ est prévu pour mars 2018 depuis le village Inuit, Kuglugtuk.
Il traversera 1500 km de steppe glacée en solitaire et finira ce parcours dans un autre village canadien du nom de Resolute Bay. Il utilisera un cerf-volant pour tracter son traineau et plongera sous la glace, son but étant d’atteindre le passage du Nord-Ouest ; un passage mythique pour les navigateurs en bateaux, qui permet de raccourcir de 6 000 km cette traversée maritime entre le continent américain et la vieille Europe. Le premier homme à avoir réussi ce périple était un explorateur norvégien du nom d’Amundsen, nous étions en 1906, les temps étaient bien différents.

Ceci n’est pourtant pas son objectif principal. Cela reste avant tout une expédition scientifique. En effet, durant son périple Alban va récolter du plancton, à ce jour presque inconnu. Ils seront ensuite analysés et leur ADN devrait permettre de mieux comprendre l’impact de l’homme sur le changement climatique. Sa deuxième mission scientifique sera d’étudier cette pollution atmosphérique. Ce projet, intitulé « Calisph’Air », permet d’étudier en prenant des mesures atmosphérique depuis le sol, tout particulièrement celles des aérosols (particules solides et liquides en suspension dans l’atmosphère). Ces mesures seront comparées avec d’autres, prises par satellites.

Cette dernière expérience scientifique accomplira une étude sur la réactivité du cerveau humain en milieu extrême. Cette fréquence critique de fusion, vise à vérifier la “vitesse” de décodage cérébrale. Pouvoir reconnaître l’existence de signaux visuels rapprochés et pour les discriminer. Ainsi, il permet d’évaluer la vitesse de réaction cérébrale et d’établir une corrélation entre la fatigue, le stress et les conditions extrêmes.

Avec de telles aventures, l’équipement est un atout majeur qui peut faire toute la différence pour Alban. Dans un milieu extrême comme celui-ci, il doit se préparer et être prêt à toute éventualité. Son sponsor ZRC a préparé une montre édition spéciale “Grand Fonds 300”. ZRC a tout récemment réédité cette montre, un grand classique qui à partir de 1953 a équipé tous les membres de la Marine Nationale. Cette édition spéciale porte le nom de “NORTH AVENTURE” et elle est estampillée avec le logo d’un ours polaire, qui représente les initiales d’Alban : c’est la toolwatch par excellence. Elle est équipée d’un verre saphir à cristal bombé anti-réflexion de 4 mm, avec une couronne surdimensionnée pour être manipulée par grand froid. La “NORTH ADVENTURE” de ZRC est un outil d’une immense importance pour Alban. Durant son aventure, il fera jour 24/24 la montre lui permettra de garder son horloge biologique en rythme avec ses heures de sommeil. Elle pourra aussi servir de boussole et donc d’outil de navigation. Dans le cas où son GPS venait à faillir, il pourrait déterminer selon l’heure et la position du soleil, le cap à maintenir. En plongée, c’est aussi un outil de haute précision. Aucun ordinateur n’est en mesure de fonctionner par ces températures. Il devra donc utiliser sa montre pour pouvoir calculer les palanquées.

Plus de détail sur la montre de ZRC sur cette vidéo :

 

Ces plongées parlons-en justement ! On peut se demander comment l’aventurier fera pour remplir ses bouteilles. Un compresseur embarqué semble être quelque chose de très compliqué ! Pour toutes ses immersions, Alban plongera avec un recycleur mécanique d’Aqualung qui marche entièrement avec de l’O2. Ces recycleurs en plus d’être fabuleusement légers, sont en général utilisés par les nageurs de combat. Ces machines peuvent être utilisées avec des toutes petites bouteilles de 1 ou 2 litres d’oxygène pur. L’autre particularité  des ccr est que leur fonctionnement est très simple. Il pourra à tout moment les démonter entièrement, étape primordiale, car il aura besoin de sécher le recycleur. Il dormira donc avec la tête du ccr pour la réchauffer. Ces bouteilles seront récupérées lors de son seul arrêt pour se ravitailler dans un village Inuit en milieu de parcours. Il n’aura donc pas besoin de compresseur durant ce voyage.

Lors de ses plongées, en plus de récupérer des spécimens, Alban va également essayer de prendre en photo un mélange de glace pluriannuelle et monoannuelle. Cet amalgame crée un relief assez surprenant et promet de belles images. Finalement, parmi une de ses immersions, Alban va fixer une statue en résine produite par l’artiste Richard Orlinski. Telle une bouteille à la mer, cette statuette de 15 cm contiendra des messages et dessins faits par des adultes et des enfants. Le message sera de véhiculer l’amour porté à la nature. Un jour peut être hélas, cette statuette se détachera et reviendra vers notre civilisation.

 

Lorsqu’Alban est questionné sur ses appréhensions au sujet de l’expédition, ce n’est ni l’isolement des grandes steppes, ni le froid qui lui donnent à réfléchir ; sa seule vraie inquiétude est plutôt les ours polaires. Pendant son sommeil, il plantera un dispositif avec des piquets. Un pétard se déclencherait si un animal devait s’approcher pendant son sommeil. En espérant que le tintamarre fasse fuir l’animal, mais cela ne reste qu’une alarme sonore en cas de danger !

 

Cette expédition donnera naissance à un documentaire de 52 minutes et un livre. Ce sera aussi un témoignage pour l’humanité du changement climatique.

 

Si vous souhaitez aider ZRC ET ARTIK pour l’expédition, vous pouvez participer au projet, grâce a la page kickstarter qui a été créée :

https://www.kickstarter.com/projects/489783724/zrc-north-adventure-tool-watch-alban-michon-arktic